|
|
|
|
 |
|
| |
 |
Se former et s'informer : La bibliothèque du patrimoine |
|
|
Assurances
|
Bourse
|
Crédits
|
Essentiel
|
Fiscalité
|
Immobilier
|
Placements
|
Retraites
|
Succession
|
|
|
|
|
Le coût fiscal d'une transmission
Droits de succession
Droits de donation
Points communs
Dettes déductibles
La transmission de biens à titre gratuit donne normalement lieu
au paiement d'un impôt calculé différemment selon
le lien de parenté entre le bénéficiaire et le défunt
ou donateur, et selon qu'il s'agit d'une succession
ou donation. Le
partage de biens est également imposable.
|
Droits de succession
Le fait générateur de cet impôt (autrement dit, l'événement
faisant naître au profit du Trésor une créance sur
le contribuable) est :
- le décès, en règle générale,
- voire l'absence ou
la disparition.
Sauf exception, c'est à cette date qu'il faut se placer pour apprécier
les règles applicables (abattements, tarif...) et le délai
pour souscrire la déclaration
de succession.
Sauf dispense de déclaration entraînant exonération,
ou encore cas d'exonération, les droits
de succession frappent ainsi toutes les transmissions qui s'effectuent
à l'occasion du décès, que ces biens soient transmis :
REMARQUE : outre celles portant sur des biens
exonérés et le cas
particulier de l'assurance-vie, certaines transmissions par
décès échappent aux droits de succession. Sont concernés :
- les biens retournant au donateur en vertu d'une clause
de retour,
- sauf exception,
la réunion de l'usufruit à la nue-propriété
au décès de l'usufruitier,
- certains immeubles recueillis en vertu d'une clause
de tontine.
Avant la suppression des droits de succession entre époux et partenaires pacsés étaient égalementexonérées (pour les successions ouvertes avant le 22.08.2007) :
- la part de communauté recueillie par le conjoint survivant
en vertu de son régime
matrimonial, ainsi que les biens reçus au titre
d'un avantage matrimonial,
- la pension alimentaire réclamée, sur la succession,
par le conjoint survivant
dans le besoin.
Haut
de page
|
Droits de donation
Sauf cas d'exonération, cet impôt
devient exigible à l'occasion de toute donation, quelles qu'en
soient la forme et les clauses et sauf exception : donation
avec charges ou à
terme, par exemple.
REMARQUES : dans certaines hypothèses, une vente (ou acte onéreux)
peut être requalifiée en donation
et soumise aux droits de
donation. La donation
au dernier vivant constitue une donation dans sa forme, mais,
n'ayant d'effet qu'au décès du donateur, s'analyse comme
une sorte de testament. Pour les successions ouvertes avant le 22.08.2007, les biens transmis étaient donc soumis aux droits
de succession et non de donation.
Le don manuel
constitue un cas particulier.
Lorsqu'elle porte sur un immeuble, la donation donne également
lieu au paiement de la taxe
départementale de publicité foncière.
|
Points communs
Droits de succession et de donation sont "personnalisés",
leur montant étant fonction du lien de parenté entre bénéficiaire
et défunt ou donateur. Plus
cette parenté est éloignée, plus les droits sont
élevés. Leurs modalités de calcul n'en
présentent pas moins des différences importantes.
|
Dettes déductibles
À compter du 01.01.2005, les dettes contractées par le donateur
pour l'acquisition ou dans l'intérêt des biens objet de la
donation, mises à la charge du donataire sont déduites de
l'assiette des droits de donation lorsque la donation porte sur :
- la totalité ou une quote-part indivise des meubles et immeubles
corporels et incorporels affectés à l'exploitation d'une
entreprise individuelle ayant une activité industrielle, commerciale,
artisanale, agricole, ou libérale (sous réserve notamment
que le créancier ne fasse pas partie de la famille du donateur),
- des biens autres que ceux précédemment cités,
sous réserve que la dette ait été contractée
auprès d'un établissement de crédit.
Sont également déductibles en cas de succession les
dettes à la charge du défunt, existant au jour du décès
: frais de dernière maladie, de testament, impôts, emprunts
sauf ceux garantis par une assurance-décès,
etc.
REMARQUE :
- ne sont pas déductibles les dettes échues plus de
3 mois au jour du décès, présumées remboursées
(preuve contraire possible), consenties à des héritiers
ou proches parents, ou reconnues par testament,
- inversement, certains frais, nés après le décès,
sont déductibles. Exemple : frais funéraires, à
hauteur de 1 500 €, sans justification.
|
|
|
|
|
|
|
|