Droits du conjoint sur le logement
Le conjoint appelé à la succession de son époux décédé
depuis le 01.07.2002 bénéficie de droits sur l'habitation
principale :
- jouissance gratuite du logement et de son mobilier pendant 1 an,
- droit d'habitation et d'usage durant sa vie entière.
Ces droits sont accordés au survivant dès lors :
- qu'il occupait le logement à titre d'habitation principale
au moment du décès,
- et que le logement appartenait aux 2 époux ou entièrement
à l'époux décédé (ou loué,
s'agissant du droit de jouissance gratuite temporaire de 1 an).
Le droit de jouissance gratuite du logement pendant 1 an :
- est accordé au conjoint de plein droit, et à compter
du 01.01.2007 au partenaire pacsé,
- est d'ordre public (le conjoint ne peut donc pas en être privé
en vertu d'une disposition prise par le défunt ou d'une convention
passée entre les époux),
- découle directement du mariage (il n'est donc pas de nature
successorale).
|
Le logement...
|
...appartenait aux 2 époux
ou entièrement à l'époux décédé
|
...était loué
|
|
Droit de jouissance gratuite
du conjoint (1)
|
De plein droit, jouissance gratuite
pendant 1 an :
- du logement,
- et de son mobilier compris dans la succession.
|
Remboursement par la succession,
pendant 1 an :
- des loyers,
- au fur et à mesure de leur acquittement.
|
(1) Quel que soit le régime matrimonial des époux.
Les droits viagers d'habitation sur le logement et d'usage du mobilier,
compris dans la succession, sont accordés dans un délai
de 1 an à compter du décès, sur demande du conjoint
survivant. Ces droits viagers :
- sont accordés, sauf volonté contraire exprimée
par le défunt par acte notarié,
- constituent des droits successoraux,
- peuvent être convertis en rente viagère ou en capital,
avec l'accord du conjoint et des autres héritiers.
REMARQUE : le conjoint survivant est seulement autorisé à
employer l'immeuble et son mobilier pour son habitation personnelle,
sans possibilité de louer ou de céder ces droits viagers.
Par exception, il peut louer le logement pour un usage autre que commercial
ou agricole, s'il n'est plus adapté à sa situation, afin
de dégager les ressources nécessaires à de nouvelles
conditions d'hébergement.
La valeur des droits viagers s'impute sur celle des droits successoraux
du conjoint.
REMARQUE : pour le calcul des droits de succession, la valeur des droits
viagers est estimée à 60 % de la valeur de l'usufruit,
telle qu'elle découle du barème
fiscal.
Pour les successions ouvertes à compter du 22.08.2007, la valeur de droits viagers est exonérée de droits
de succession.