Montant de la pension déductible
Pensions versées aux ascendants - Elles sont déductibles :
- pour leur montant effectif, sans limitation (à condition
que le contribuable soit en mesure d'apporter les justifications nécessaires),
- ou, sans justifications, pour une somme forfaitaire égale
à 3 296 € par ascendant sans ressources (autres que
l'allocation aux vieux travailleurs) recueilli sous le même
toit en 2008.
Pensions versées aux enfants majeurs - elles sont déductibles
pour leur montant effectif (à condition que le contribuable puisse
apporter les justifications nécessaires) dans la limite annuelle
de 5 729 € par enfant majeur, pour l'imposition des revenus
de 2008.
Cette limite est portée à 11 458 € pour le parent
d'un enfant majeur marié qui justifie participer seul à
l'entretien du jeune ménage (ou pour le parent d'un enfant célibataire,
veuf ou divorcé ayant lui-même un ou plusieurs enfants à
charge).
Pensions versées en cas de divorce ou séparation - elles
sont déductibles pour la totalité du montant fixé
par le juge, y compris :
- revalorisation résultant de la clause d'indexation prévue
par le jugement,
- en l'absence d'indexation prévue par le jugement, revalorisation
spontanée effectuée volontairement, mais dans la limite
de l'évolution du coût de la vie.
Les pensions résultant dune décision de justice
définitive avant le 01.01.2006, sont déductibles et imposables
à concurrence de 125 % de leur montant.
REMARQUE : lorsqu'un enfant atteint l'âge de la majorité
(18 ans), la pension alimentaire que continue de lui verser le
contribuable reste déductible, mais dans les conditions et limites
prévues pour les pensions alimentaires versées aux enfants
majeurs dans le besoin. Sont notamment visés les enfants poursuivant
leurs études ou à la recherche d'un premier emploi.
Les pensions alimentaires versées pour des enfants mineurs faisant
l'objet d'une garde alternée en cas de divorce ou de séparation
sont :
- non déductibles pour celui qui les verse, si les enfants
sont pris en compte pour le calcul de son quotient familial,
- et, par conséquent, non imposables pour celui qui les reçoit.