Impôt sur le revenu
L'impôt est établi en raison des revenus dont le défunt
a disposé pendant l'année de son décès, y
compris :
- BIC réalisés
depuis la fin du dernier exercice taxé,
- revenus distribués ou versés en raison du décès,
s'ils n'ont pas été précédemment imposés,
- revenus que le défunt a acquis, sans en avoir la disposition,
avant le décès.
Décès d'un des conjoints - L'année du décès,
tout se passe comme s'il y avait 2 contribuables (le couple et le
conjoint survivant) :
- imposition commune au nom des deux époux pour les revenus
perçus par le ménage du 1er janvier au décès,
- imposition personnelle au nom du conjoint survivant à raison
des revenus personnellement encaissés du décès
au 31 décembre.
REMARQUE : la situation de famille du conjoint survivant s'appréciant
au 1er janvier de l'année d'imposition, celui-ci conserve,
pour l'établissement de son imposition personnelle, le bénéfice
du quotient familial appliqué aux époux avant le décès.
Principaux effets spécifiques sur les placements :
- réductions d'IR
perçues par le défunt non remises en cause, si les conditions
y ouvrant droit ne sont plus remplies du fait du décès,
- exonération des produits capitalisés sur un PEP,
si le retrait (même avant 8 ans) est dû au décès
du titulaire,
- exonération du gain net réalisé sur un PEA,
si sa clôture résulte du décès du titulaire,
- appréciation sur 3 ans du seuil de taxation des plus-values
sur valeurs mobilières, en cas de cession motivée
par le décès,
- déblocage anticipé des droits constitués au
titre de la participation
ou l'actionnariat possible en cas de décès
du bénéficiaire ou du conjoint.
Cas particulier du PACS : en cas de rupture PACS suite au décès
de lun des partenaires imposés en commun, le partenaire survivant
est fiscalement considéré comme veuf. Il doit donc remplir
2 déclarations (une déclaration commune du 1er janvier au
jour du décès et une déclaration personnelle du jour
du décès au 31 décembre).