Résidence principale
"L'essentiel en un clin d'il"
"Qu'est-ce que c'est ?" Ignorons
pour l'heure la résidence secondaire, d'une infinie diversité,
et concentrons-nous sur la résidence principale.
Plus d'un ménage sur deux est propriétaire
de sa résidence principale. Une telle acquisition, "à cheval"
sur l'acte de consommation et l'acte d'épargne, est fréquemment
présentée comme le placement préféré des
Français.
"A quoi cela sert-il ?" Vous en avez
assez d'être locataire et estimez le montant de votre loyer trop élevé
par rapport à celui des mensualités que vous auriez à payer
si vous achetiez votre résidence à crédit.
Ou alors, vous êtes déjà propriétaire,
mais souhaitez vivre dans un logement plus vaste ou de meilleur standing. En
revendant votre résidence actuelle, vous réaliserez éventuellement
une plus-value, au demeurant exonérée. Vous financerez votre nouvelle
acquisition pour partie par le produit de cette vente et pour l'autre partie
par un nouvel emprunt.
"Dans quel contexte peut-on ou doit-on l'utiliser
?" En ce domaine, les cas particuliers sont extrêmement divers.
De façon générale, vous n'êtes pas susceptible de
subir des déménagements répétés, donc des
dépenses importantes, dus à des mutations professionnelles fréquentes.
Une bonne opportunité s'offre à vous. Vous souhaitez, dans un
avenir lointain, transmettre à vos enfants un patrimoine familial. Etc.
Soit autant de bonnes raisons pour acheter.
"Quels en sont les avantages ?" Vos
motivations sont bien évidemment affectives : le plaisir de vous
sentir propriétaire.
Financièrement, tous calculs effectués,
le choix entre louer et acheter n'est pas toujours évident, mais tourne
souvent en faveur de l'acte d'acquisition.
Notez que vous pouvez à nouveau profiter d'un avantage fiscal durant les 5 premières années, à savoir un crédit d'impôt de 40 % au titre des intérêts d'emprunt payés la 1ère année puis 20 % pour chacune des 4 annuités suivantes pris dans une limite annuelle de 3 750 € pour une personne seule et 7 500 € pour un couple soumis à imposition commune.
Depuis le 01.01.2009, le taux de ce crédit d'impôt est porté à 40 % au titre des 7 premières annuités du prêt en cas d'acquisition ou de construction d'un logement neuf présentant un niveau élevé de performance énergétique globale.
"Y a-t-il des précautions d'emploi ?"
Compte tenu d'un capital difficile à mobiliser et du fait que le financement
à crédit soit particulièrement répandu, vous avez
- ou devez dès à présent préparer - votre
acquisition. Le problème de l'achat se pose en effet en termes de capacité
d'investissement et de rentabilité.
Nombre de ménages sont écartés,
faute de pouvoir réunir entre 10 et 20 % d'apport personnel. Le
poids des échéances peut aussi se révéler dissuasif.
Des produits financiers vous permettent de constituer une épargne, donc
de préparer votre acquisition. Certains ont même été
spécialement créés à cet effet : PEL et CEL.
"Combien ça coûte ?" Vous
supporterez des frais d'achat importants. Vous paierez des frais de notaire,
éventuellement des frais d'agent immobilier et autres frais annexes.
À noter que les frais d'acquisition sont moins élevés pour du
neuf que pour de l'ancien. Pour un appartement de 228 700 € par
exemple, acheté pour partie à crédit et pour l'autre partie
grâce à un apport personnel de 122 000 €, vos frais
d'acquisition représenteront environ 7 % du prix de l'appartement
si celui-ci est ancien et seulement 2,7 % s'il est neuf.
Sur le long terme, vous aurez à rembourser le
capital emprunté, sans oublier les intérêts d'emprunt. Chaque
année, vous serez soumis à la taxe foncière (en tant que
locataire, vous n'aviez pour l'instant à payer que la seule taxe d'habitation...
que vous continuerez d'ailleurs à payer).
Un exemple d'utilisation
Actuellement locataire en province, vous avez l'impression
de jeter l'argent par les fenêtres, ou plus exactement dans la poche de
votre propriétaire : 500 € par mois. Vous voulez être
enfin chez vous et planter vos racines familiales plus profondément,
autrement dit acheter votre résidence principale.
Vous êtes marié, avez un enfant unique et
disposez de revenus nets mensuels de 2 200 €. Par ailleurs, vous
venez d'hériter d'une somme d'argent relativement importante : 50 000 €.
Vous avez contacté votre banquier pour savoir combien
il vous sera possible d'emprunter sur 15 ans et quelles seront les mensualités
à verser. De fait, pour un emprunt de 70 000 €, vos mensualités
seront sensiblement équivalentes à ce que vous payez actuellement
comme loyer.
Compte tenu de l'apport personnel que vous êtes
en mesure d'effectuer (héritage), des économies diverses dont
vous disposez, vous recherchez un appartement ancien d'une valeur n'excédant
pas 120 000 €.
Au prix d'achat de l'appartement, s'ajouteront des frais
d'acquisition (frais de notaire inclus) d'environ 8 400 €. Eventuellement,
des travaux d'amélioration seront nécessaires.
Vous êtes conscient de l'effort financier supplémentaire
que vous allez devoir effectuer durant les années à venir. Mais
vous estimez que vous y gagnerez sur le long terme. De fait, vous allez contribuer
à l'accroissement de votre patrimoine familial.
Les 5 points à retenir
- Un investissement, sur le long terme, "de bon
père de famille".
- Un bien d'usage, dont la valeur patrimoniale est susceptible
de croître.
- Mais une mise minimale particulièrement élevée
et le caractère contraignant du crédit.
- D'où l'importance de l'épargne préalable
et du montage du financement.
- À suivre avant l'achat : conjoncture immobilière
et évolution des taux d'intérêts.
