Immobilier locatif
"L'essentiel en un clin d'il"
"Qu'est-ce que c'est ?" Acheter
un local à usage d'habitation (autrement dit, un logement) ou professionnel
(un bureau, un local commercial, par exemple), en vue de le louer, constitue
une opération de placement immobilier.
Cette formule de placement est extrêmement répandue
en pratique. L'une des raisons de son succès tient vraisemblablement
à sa grande simplicité, au moins au niveau des principes. La formule
est aisée à comprendre et les occasions rencontrées ne
sont pas très difficile à évaluer.
"A quoi cela sert-il ?" L'achat d'un
bien immobilier vous permet de concilier plusieurs objectifs : revenus réguliers,
plus-values à la revente, constitution d'un apport personnel pour préparer
une autre opération, transmission d'un patrimoine à vos enfants.
"Dans quel contexte peut-on ou doit-on l'utiliser
?" Compte tenu d'une mise minimale élevée (encore que
généralement moins élevée dans le secteur de l'habitation
que dans les autres domaines de l'immobilier : bureaux, notamment), l'investissement
immobilier locatif peut être envisagé en fonction des opportunités
rencontrées. Vous apprenez par exemple qu'un logement est à vendre
dans un quartier que vous connaissez bien : le prix de vente au m2 vous
semble sensiblement inférieur à ce qui se pratique généralement
pour un appartement de même taille et de même standing. Votre capacité
financière à acheter immédiatement et/ou à vous
engager dans un emprunt vous permet de vous porter acquéreur.
L'acquisition pouvant être financée par
un crédit immobilier, quelle que soit sa nature, elle peut ainsi être
envisagée si vous possédez un PEL qui arrive bientôt à
échéance.
La recherche étant parfois longue, sachez préparez
votre acquisition en recherchant les offres de vente dans la presse spécialisée
et auprès des professionnels du négoce : agents immobiliers,
par exemple.
"Quels en sont les avantages ?" Certains
investissements immobiliers locatifs ouvrent droit à des avantages fiscaux.
Grâce à un prêt adapté,
vous pourrez par ailleurs réaliser une opération intéressante
tout en assurant le remboursement de votre emprunt par les loyers que vous allez
percevoir. Qui plus est, vos intérêts d'emprunt sont déductibles
de vos revenus fonciers.
En règle générale, l'achat à
crédit, donc le fait d'acquérir par des versements constants un
immeuble locatif dont la valeur est susceptible de croître avec le temps,
peut être en lui-même générateur de profit à
long terme : lors de la revente, notamment.
"Y a-t-il des précautions d'emploi ?"
Les prix de l'immobilier sont très variables en fonction de la situation
géographique du local et de sa surface. En conséquence, les comparaisons
sont difficiles. Sélectionnez le bien avec soin pour pouvoir le louer
facilement et à un prix correct, puis le revendre à terme en réalisant
une plus-value.
C'est une opération qui nécessite d'être
soigneusement préparée. Étudiez un plan de financement
adapté à votre situation. Une fois l'acquisition effectuée,
contractez éventuellement une assurance spécifique pour vous couvrir
contre les risques de "loyers impayés".
"Combien ça coûte ?" De
nombreux frais sont liés au prêt (frais de dossier, assurances,
etc.), à l'intervention du notaire (émoluments) et à la
rédaction des actes. Vous acquitterez également les divers impôts
et taxes exigibles lors de l'acquisition d'un logement. Comptez environ 7 %
de frais au total pour l'achat à crédit d'un logement ancien et
2,7 % pour l'achat à crédit d'un logement neuf de 230 000 €
environ.
Les loyers que vous allez percevoir et la plus-value
à la revente seront normalement imposables à l'impôt sur
le revenu. S'agissant d'un logement locatif par exemple, les loyers seront imposables
au titre des revenus fonciers ; en ce domaine, la loi prévoit deux
régimes : le régime normal et un régime d'imposition simplifié
dit "micro-foncier" (pour les revenus fonciers de faible montant).
Un exemple d'utilisation
Votre plan d'épargne-logement arrive à
échéance. Vous allez utiliser vos droits à prêts
et investir dans un appartement que vous donnerez en location.
Après quelques recherches bien menées, vous
arrêtez votre choix sur un 2 pièces de 50 m2 en province, dans
un immeuble récent de bon standing, situé en périphérie
de la ville, bien desservi par les transports en commun et proche d'une zone
commerciale. Compte tenu de ces éléments constitutifs de rentabilité,
vous trouvez un locataire quasi immédiatement, pour un loyer mensuel
de 550 € (+ 45 € de charges).
Vous vous renseignez sur les charges de copropriété
que vous pourriez avoir à acquitter.
Maintenant, vous souhaiteriez savoir précisément
le montant d'impôt supplémentaire que vous aurez à payer
au titre des revenus que vous allez encaisser.
Votre revenu brut foncier annuel étant peu élevé
(inférieur à 15 000 €), vous bénéficiez
automatiquement du régime d'imposition simplifié appelé
"micro-foncier" (sauf option pour le régime normal). Auquel
cas votre revenu brut foncier annuel est diminué d'un abattement forfaitaire
de 30 %. Votre revenu foncier imposable est donc égal à :
6 600 € - (30 % x 6 600 €) = 4 620 €.
Ces 4 620 € sont imposables par application
du barème progressif de l'impôt sur le revenu 2009, soit 647 €
d'impôt supplémentaire si votre taux marginal d'imposition est
de 14 % par exemple.
Inversement, si vous optez pour le régime normal
d'imposition, vous pourrez déduire de votre revenu brut foncier (soit
12 x 550 € pour une année = 6 600 €) l'ensemble de vos charges pour leur montant réel, soit dans votre cas, selon vos estimations, 1 600 €. Les 5 000 € restants
seront imposables par application du barème progressif de l'impôt
sur le revenu 2009, soit 700 € d'impôt supplémentaire si votre
taux marginal d'imposition est de 14 % par exemple
Les 5 points à retenir
- L'immobilier locatif se caractérise par une
faible liquidité.
- Mieux vaut donc préférer la rapidité
des transactions : logements de petite taille, par exemple.
- Il s'agit d'un placement peu spéculatif : les
fluctuations de prix s'opèrent souvent sur le long terme.
- L'environnement de l'immeuble exerce une grande influence
sur sa rentabilité.
- Des assurances spécifiques couvrent le risque
de non-paiement des loyers.
