Fonds éthiques et fonds de partage
"L'essentiel en un clin d'il"
"Qu'est-ce que c'est ?"
Ces fonds ont une vocation caritative. Ils investissent votre argent dans des
entreprises respectueuses de l'environnement ou de certaines règles sociales
ou morales ou aident, grâce aux sommes que vous avez placées, des
organismes à but humanitaire.
"A quoi cela sert-il ?" En investissant
dans des fonds éthiques ou de partage, vous conciliez deux objectifs
: la rentabilité (plus ou moins grande selon que vous choisissez fonds
éthique ou fonds de partage) d'un placement et l'aide à certaines
entreprises correspondant à vos propres critères moraux et sociaux
ou ceux des organismes caritatifs.
"Dans quel contexte peut-on ou doit-on l'utiliser
?" Vous souhaitez en premier lieu placer votre argent pour en tirer
des bénéfices et accessoirement aider des entreprises respectueuses
de certaines règles sociales, morales ou environnementales : achetez
des parts de fonds éthiques.
Vous souhaitez effectuer un véritable don à
une ou plusieurs associations caritatives en leur reversant tout ou partie des
revenus de votre placement à celles-ci : achetez des parts de fonds
de partage.
"Quels en sont les avantages ?" Ces
placements procèdent d'une démarche altruiste et ne présentent
donc pas d'avantages significatifs par rapport aux FCP classiques.
"Y a-t-il des précautions d'emploi ?"
Lisez bien la notice d'information pour connaître précisément
les entreprises qui composeront le portefeuille ou les organismes qui bénéficieront
des revenus de vos placements. En effet, la sélection peut ne pas correspondre
à vos objectifs caritatifs.
"Combien ça coûte ?" À
l'achat, une commission de souscription (ou droit d'entrée) s'ajoute
à la valeur liquidative pour former le prix total. À la revente,
une commission de rachat (droit de sortie) vient diminuer le prix de vente.
En plus de ces droits, des frais de gestion peuvent être perçus.
Enfin, les revenus éventuellement distribués et les plus-values
sont imposables selon le régime d'imposition des revenus et plus-values
sur valeurs mobilières.
Pour certains fonds de partage, tout ou partie des revenus
auxquels vous auriez pu prétendre ne vous seront pas versés, mais
donnés à des organisations humanitaires ou sociales. Dans certains
cas, ce sont les frais de gestion qui constitueront le don. Vous serez néanmoins
imposable sur les revenus dont vous faites don.
Le marché est largement ouvert aux particuliers.
Il vous suffit de passer un ordre d'achat ou de vente auprès de votre
intermédiaire financier.
Un exemple d'utilisation
Vous décidez d'investir dans un fonds de partage.
Admettons que vous ayez droit à 500 € de revenus annuels. La
moitié de ces revenus, soit 250 €, sont en fait versés
directement par le fonds à un organisme de lutte contre la faim reconnu
d'utilité publique.
Vous serez cependant imposable sur le
montant total de ces revenus, compte non tenu par conséquent de la fraction
reversée à cet organisme d'utilité publique.
Si vous optez pour le prélèvement
libératoire de 30,1 %, vous acquitterez 151 € d'impôt
(30,1 % de 500 €). Au final, le fonds ne vous versera que 99 €
de revenus sur les 500 € auxquels vous auriez pu prétendre
(500 € - 250 € de dons - 151 € d'impôt).
Vous avez droit à une réduction d'impôt
au titre des dons aux œuvres égale à 75 % des sommes versées. Vous obtiendrez donc une réduction
d'impôt de 187 €.
Les 5 points à retenir
- Il existe une très grande diversité de
fonds éthiques et de fonds de partage.
- Les fonds éthiques sont plus rentables que les
fonds de partage.
- La finalité du fonds éthique est le profit.
- La finalité du fonds de partage est le don.
- Certains fonds peuvent être détenus dans
le cadre d'un PEA.
