Bons et comptes particuliers
"L'essentiel en un clin d'il"
"Qu'est-ce que c'est ?" Pour
placer des liquidités, d'autres produits (parfois moins connus du grand
public) existent. Dans la plupart des cas, vous placez de l'argent pour une
période définie à l'avance. En contrepartie, vous recevrez
une rémunération sous forme d'intérêts.
On peut regrouper dans cette catégorie : les bons
de caisse bancaires, les comptes à terme, les titres de créances
négociables, le livret d'épargne entreprise et les comptes d'associés.
Les bons de caisse et les comptes à terme sont les plus communs et les
plus accessibles aux particuliers.
"A quoi cela sert-il ?" Bons de caisse
bancaires et comptes à terme servent à placer des liquidités
à court ou moyen terme (1 mois minimum) à un taux librement
négocié entre la banque et vous.
"Dans quel contexte peut-on ou doit-on l'utiliser
?" Si vous avez déjà atteint le plafond de versements
sur les livrets d'épargne défiscalisés (15 300 €
pour le livret A, par exemple), vous pouvez opter pour ce type de produits.
"Quels en sont les avantages ?" Vous
bénéficiez d'une sécurité totale. Sans profiter
de la liquidité des livrets d'épargne, vous ne bloquez pas votre
argent sur une trop longue période et vous pouvez choisir une durée
d'indisponibilité des fonds adaptée à votre situation et
à vos objectifs.
Enfin, vous connaissez à l'avance la rémunération
que vous obtiendrez.
"Y a-t-il des précautions d'emploi ?"
Vous vous engagez pour une durée définie au départ. Il
vous faudra déposer une somme conséquente pour bénéficier
d'un taux intéressant. Si vous retirez votre argent avant l'échéance,
vous supporterez des pénalités.
Certains établissements exigent un montant minimum
de dépôt.
"Combien ça coûte ?" Des
frais d'entrée peuvent vous être demandés sur certains comptes
à terme.
Les revenus que vous percevrez sont imposables au barème
progressif de l'impôt sur le revenu (+ 12,1 % de prélèvements
sociaux) ou, sur option, au prélèvement libératoire de
30,1 %.
S'agissant de bons de caisse, la fiscalité sera
beaucoup plus lourde si vous optez pour l'anonymat, autrement dit si vous décidez
de ne pas communiquer votre identité à l'administration fiscale.
Le taux du prélèvement libératoire est en effet plus élevé
(72,1 % au total) ; vous supporterez également
un prélèvement spécial de 2 % sur la valeur nominale
de vos bons (en contrepartie, vous n'avez pas à payer d'ISF au titre
des bons anonymes).
Un exemple d'utilisation
Vous héritez d'une somme d'argent. Vous avez un
projet immobilier qui devrait se concrétiser dans 6 mois. Vous souhaitez
donc placer cette somme pendant 6 mois.
Vous hésitez entre ouvrir un compte à terme
sur cette période ou souscrire un bon de caisse nominatif à échéance
6 mois.
Vous savez d'ores et déjà que vous opterez
pour l'imposition des intérêts par prélèvement libératoire.
Vous choisissez un bon de caisse anonyme à échéance
6 mois d'un montant de 3 000 €.
Si le bon est émis le 30 décembre et remboursable
le 30 juin, vous supporterez, en plus de l'imposition normale par prélèvement
libératoire, un prélèvement spécial de 2 %
calculé sur toute l'année (car il y a un 1er janvier dans la durée
de vie du bon),
soit : 3 000 € x 2 % = 60 €.
Si le bon est émis le 1er mars et remboursable
le 1er septembre, vous supporterez, en plus de l'imposition normale par prélèvement
libératoire, un prélèvement spécial de 2 %
calculé, cette fois, sur le nombre de jours pendant lesquels vous l'aurez
détenu (car il n'y a pas de 1er janvier dans la durée de vie du
bon),
soit : 3 000 € x 184/365 x 2 % = 30,25 €.
Pour les bons de moins de 1 an, mieux vaut privilégier les émissions
en cours d'année et remboursables avant le 1er janvier.
Les 5 points à retenir
- Ce sont des produits sans risque.
- La rentabilité dépend du montant et de
la durée d'immobilisation des sommes.
- Ces produits ne bénéficient d'aucun avantage
fiscal.
- Vous n'échapperez pas à l'impôt
avec des bons anonymes.
- Les bons de caisse bancaires ne sont pas cotés
en Bourse.
