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Notion de gestion de portefeuille
Gérer des placements, pour son propre compte ou pour celui d'autrui,
c'est notamment :
- procéder à certaines tâches administratives
telles que la surveillance des acquisitions effectuées, la
perception des revenus, l'établissement des déclarations
fiscales, la garde et l'assurance des valeurs,
- réaliser des arbitrages, autrement dit vendre certaines valeurs
pour en acquérir d'autres par exemple.
Pour investir personnellement en Bourse, un particulier doit ainsi disposer :
- d'informations complètes et exactes, tant sur le marché
que sur les valeurs qui le composent, ces informations étant
notamment recueillies dans la presse, les publications des organismes
officiels tels que l'AMF, Euronext et les publications facultatives
et obligatoires des entreprises cotées,
- et d'une aide à la gestion dispensée par un professionnel.
Pour toutes ces raisons, la gestion de portefeuille constitue un art dans
la mesure où l'instinct, l'intuition, le sens de la décision
et le courage se révèlent tout à tour nécessaires.
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Gestion assistée et gestion déléguée
Il y a "gestion assistée" lorsque le particulier gère lui-même
son portefeuille, mais est conseillé par un professionnel. Ce mode
de gestion, de moins en moins fréquent, ne fait l'objet d'aucun
contrat. Sa qualité dépend de la compétence du professionnel
et de l'importance du portefeuille à gérer.
Inversement, il y a "gestion déléguée", lorsque le
particulier mandate un intermédiaire (société de
gestion de portefeuille agréée, banque ou société
d'investissement) pour gérer :
- titres de capital (actions, par exemple),
- titres de créance (obligations, par exemple),
- parts ou actions d'OPCVM (SICAV et FCP),
- instruments financiers sur tous effets, valeurs mobilières,
indices ou devises, sur taux d'intérêt, contrats d'échange,
etc.
Les particuliers peuvent également avoir recours à un organisme
de placement collectif en valeurs mobilières, autrement dit à
un OPCVM.
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Capacité requise pour mandater
Le "mandant", autrement dit le particulier qui souhaite confier un mandat
de gestion à un professionnel, doit avoir la capacité de
contracter. Sont donc exclus :
- les mineurs non émancipés, le contrat de gestion devant
être signé par les père et mère (à
défaut de l'accord de l'un d'eux, l'acte doit être autorisé
par le juge des tutelles),
- les majeurs incapables placés sous tutelle
pour lesquels le contrat de gestion ne peut être conclu par
le tuteur que sous réserve de l'accord du conseil de famille,
- et les majeurs incapables placés sous curatelle
qui ne peuvent conclure un tel contrat qu'avec l'accord de leur curateur.
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Contrat de gestion
Le règlement de l'AMF prévoit que le contrat de gestion
établi entre les prestataires de services de gestion pour le compte
de tiers et leurs clients (ou tout avenant modifiant le contrat initial)
doit être établi par écrit en double exemplaire, dont
un remis au client.
Le contrat doit notamment préciser :
- l'objectif assigné à la gestion,
- les opérations autorisées et le degré d'autonomie
du mandataire, autrement dit du prestataire de services,
- les modalités d'information du mandant sur l'évolution
de son portefeuille,
- le mode de rémunération (partie fixe et/ou proportionnelle
aux résultats obtenus),
- les conditions de résiliation du mandat, étant entendu
que chaque partie peut, à tout moment, mettre fin au contrat
de gestion par lettre recommandée avec accusé de réception.
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Responsabilité et obligations du gestionnaire
De façon générale, le gestionnaire ne doit pas
outrepasser les pouvoirs résultant de son mandat. Il doit rendre
compte de sa gestion à ses clients au moins une fois par semestre
(ou tous les mois, si le contrat le prévoit).
Il est par ailleurs tenu d'une obligation de moyen, en ce sens qu'il
doit mettre en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour assurer
la gestion des actifs de ses clients au mieux de leurs intérêts
et compte tenu des objectifs qui ont été fixés.
Si le contrat le prévoit, il peut également être tenu
d'une obligation de résultat minimum, généralement
sous forme d'un engagement de restitution de tout ou partie des actifs
confiés, ou d'une perte à ne pas dépasser.
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Techniques de gestion
Les techniques de gestion les plus fréquemment utilisées
par les gestionnaires de portefeuille sont les suivantes :
- la diversification du portefeuille, qui consiste dans le langage
courant "à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier"
afin de limiter les risques, tout en ne multipliant pas les coûts,
- les techniques d'allocations d'actifs, qui consiste à répartir
les actifs au sein d'un portefeuille en fonction, notamment, des évolutions
observées ou prévisibles dans tel ou tel secteur,
- l'assurance de portefeuille, mode de gestion qui garantit à
un client un plancher à la baisse (préservation de son
capital, par exemple) et qui consiste donc à protéger
un portefeuille ponctuellement ou en permanence,
- la gestion quantitative, qui s'appuie sur des analyses financières
automatiques réalisées par ordinateur et a pour objectif
d'optimiser un portefeuille en fonction des objectifs risque et performance.
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